Résumé
Dans « La vie intellectuelle de la communauté bahá’íe », Farzam Arbab se demande si la communauté bahá’íe comprend vraiment ce que Bahá’u’lláh veut dire quand il décrit l’ordre actuel comme étant « lamentablement déficient » et la met au défi d’effectuer un changement radical de sa vie intellectuelle. Le présent article retrace le parcours intellectuel d’Arbab depuis FUNDAEC jusqu’à son analyse de la nécessité absolue de l’harmonie entre la religion et la science. Si Arbab stigmatise les fondements de la pensée matérialiste tout en en reconnaissant l’apport et la nécessité de s’en servir de manière appropriée, il ne s’y attarde pas. Le présent article en brosse quelques aspects. Il met toutefois en garde contre deux tendances actuelles de la communauté bahá’íe qui ont leur origine dans cette pensée matérialiste, celle de la complaisance intellectuelle qui consiste à ne pas vraiment remettre en question les schémas intellectuels existants et celle de la pusillanimité spirituelle qui consiste à ne pas prendre adéquatement en compte la nécessité absolue de la transformation spirituelle de l’humanité. Pour y parvenir, trois conditions sont nécessaires : faire preuve de courage, éviter l’élitisme et internaliser le concept de l’harmonie entre la science et la religion. Certaines initiatives de la communauté bahá’íes comme l’ABS/AÉB et ISGP témoignent d’un effort de répondre aux exhortations de Farzam Arbab.

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